Pas évident de trouver des forgerons au Cambodge. On ne voit pas de fer, pas de forge. C'est ma première impression. Un pays en douceur ou le bambou est maître avec la pierre comme base de robustesse. Il est dit que le cambodgiens ne recherche pas les produits durables, ils vont á l'utile facile et jettent.
Sur le chemin on ne trouve donc pas d'artisanat en fer, rien que de l'inox ou de la métallerie clinquante de portail en fers plats peinturlurés en bleu électrique kitsch. Ce sont surtout les pagodes qui n'hésitent pas á donner dans le clinquant avec leur sculptures en ciment mal dégrossi.
On tentera notre chance a la recherche d'une quelconque activité traditionnelle au fin fond des campagnes. Les paysans nous aident a garder notre passé; ce sont eux qui font le pont des âges dans l'histoire puisque la vitesse du progrès n'est pas la même chez eux. Ils restent donc habitués aux outils anciens comme la serpe ou la hache traditionnelle. C'est dans ce sens qu'il faut aller...
Mais ce n'est pas gagné car la communication est difficile. L'anglais très approximatif et le français bien oublié. Deux mots clefs: le fer se dit daï et le coutelier se dit "jeang" . Trouver des pistes...
A Battambang au nord ouest du pays, une gigantesque sculpture en fer: Un naga serpent aux cinq têtes composé en canons de mitrailleuses recyclées de la guerre...
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